Saisir toutes les opportunités, aussi petites peuvent-elles paraître !

Saisir toutes les opportunités, aussi petites peuvent-elles paraître !

Saisir toutes les opportunités, aussi petites peuvent-elles paraître !

Sophie Juvenon

« Je ne trouvais pas de sens à la vie « traditionnelle » en entreprise avant même de l’avoir vraiment commencé »

 

Être prof a du bon, cela me permet de répérer tôt certains profils et de les accompagner autant que possible dans le développement de leur activité et dans la réalisation d’une vie qui leur correspond. Après Charlotte, c’est Sophie qui a rejoint l’équipe de RDE Marketing il y a maintenant un peu plus d’un an. Elle fait aussi partie des co-fondatrice de notre nouvelle aventure: Boots & Cats.

Elle se décrit comme Community Manager Freelance et fan de bons plans food, mais c’est aussi dans l’équipe la personne sur qui on peut le plus compter pour nous garder dans les clous et nous faire aller de l’avant.

Comment occupes-tu tes journées ? Qu’est-ce qui est différent dans ta manière de vivre ?

Cela fait maintenant plus d’un un an et demi que je suis Community Manager à mon compte. Et très bientôt… Je serai officiellement l’une des associées de BOOTS & CATS ! Un collectif d’entrepreneurs, spécialisé.e.s dans les métiers de la communication digitale, qui se réunissent pour mieux monter leurs propres projets. 

Paradoxalement, même si je travaille souvent seule, je n’ai jamais rencontré autant de personnes et établi autant de contacts que depuis que je suis ma propre boss ! 

Quand es-tu passée d’un style de vie traditionnel (métro-boulot-dodo) à une approche moins conventionnelle du quotidien ?

Après mon Master en alternance, j’ai eu une première expérience peu concluante dans le monde de l’entreprise. Si peu concluante qu’elle a duré deux mois ! Au-delà d’un poste qui ne me convenait pas, j’ai compris par la suite que la routine (même bureau, mêmes collègues, mêmes missions, le tout dicté par le même patron), très peu pour moi ! Je sentais vraiment au fond de moi que ce n’était pas ma place.

Après une crise existentielle et un ou deux entretiens d’embauche qui m’ont confortée dans mes intuitions, le style de vie de l’entrepreneur est rapidement passé d’une solution temporaire au départ, à un vrai projet long terme.

Pour quelles raisons as-tu démarré ton activité?

Je ne le dirai jamais assez : Audrey a été ma marraine la bonne fée du freelancing ! (ndlr: awwww 🤗)

Je l’ai rencontrée alors que j’étais en 3ème année d’études. Elle était la prof, moi l’élève. 

Lorsque j’ai quitté mon ancien poste, j’ai repris contact avec elle. Evidemment ça s’est terminé autour d’un café Starbucks. En lui racontant mon parcours, en échangeant sur ses projets, le choix de l’entrepreneuriat s’est doucement imposé… Et me voilà, un an et demi plus tard ! 

En quoi ce changement avait-il du sens pour toi ? Quel impact cela a-t-il eu sur ta vie ?

Ce changement a eu un réel impact dans ma vie personnelle et professionnelle, déjà dans la mesure où il est tombé pile au bon moment !

Moi qui ne trouvais pas de sens à la vie « traditionnelle » en entreprise avant même de l’avoir vraiment commencé, je pense que ce choix m’a évité de longues et répétitives remises en question. Et comme Audrey me l’a si bien dit : « Si tu as compris cela, tu viens de gagner 10 ans de ta vie ! ». 

Comment ta famille voyait-elle ton futur ? Est-ce que ta nouvelle vie a été quelque chose qu’ils ont accepté facilement ?

On ne va pas se mentir, au début c’était un peu flou. Déjà ça que l’était pour moi alors pour mon entourage… Mais premièrement c’est toujours resté bienveillant, jamais dans le jugement (et je sais que tout le monde n’a pas cette chance…). Et puis, il faut le dire, ce changement de cap m’avait redonné le sourire et une vraie énergie pour développer cette activité dans laquelle je me lançais. Je pense que ce sont des signaux rassurants que j’ai envoyé à mes proches et qui a permis de ne pas trop les inquiéter. 

Les deux questions qui se posaient, c’était « est-ce que c’est une solution de dépannage ou est-ce que c’est un projet sur la durée ? » et « est-ce que cela va te permettre de vivre ? ». Mais dès que les sous ont commencé à rentrer, cela a vite détendu tout le monde (moi y compris) !

Quelles sont tes principales sources de stress au quotidien ? Comment les géres-tu ?

Le stress que je vis, c’est le stress que je m’impose ! Quand j’ai choisi de devenir ma propre boss, j’étais bien consciente de renoncer à un confort de vie. Paie fixe, CDI, statut cadre, bref, tous les éléments qui constituent le job parfait, ou du moins l’idée que l’on s’en fait (et que la société nous impose d’une certaine manière). D’un autre côté, j’adoptais un style de vie lui aussi stéréotypé : l’entrepreneur tout le temps en vacances, qui se lève tard, qui vit sans contraintes, etc, etc. Dans ce contexte de dualité, je m’étais interdit d’échouer. Je me suis donc imposé un rythme de travail soutenu, ainsi que des to do lists surchargées ! Autant dire une bonne dose de stress. Inutile certes, mais je pense que c’était aussi une manière de me prouver que j’étais capable d’y arriver.

Depuis, j’ai appris à faire la différence entre vie personnelle et professionnelle et surtout, à couper après une journée de travail. Si je n’ai pas le temps de boucler une mission, je le fais le lendemain. Cela ne change rien pour le client et pour moi c’est un vrai gain en sérénité ! Je garde tout de même cette exigence avec moi-même car c’est elle qui me pousse à fournir un travail de qualité, à me projeter dans de nouveaux projets et à m’ouvrir des portes sur de nouvelles perspectives. Donc exigence oui, mais beaucoup plus bienveillante avec moi-même.

Quelle est la plus grande joie liée à ton style de vie ?

Pouvoir réaliser des clichés “Office for the day” : une photo de mon bureau, differente chaque jour selon le lieu où je travaille (même si en ce moment c’est un compliqué…). Un autre petit bonheur : prendre le temps de savourer mon petit déjeuner le matin, tout en consultant mes mails et sans être pressée par le temps pour savoir si je vais arriver à l’heure au bureau ! Des démarrages de journées en douceur, ça n’a pas de prix pour moi !

D’un point de vue activité, j’attends chaque mois le moment de la facturation ! D’un point de vue financier, certes (en même temps, pour qui est-ce que ce n’est pas le cas ? 😜), mais aussi parce que cela récompense concrètement tous les efforts et le travail que j’ai fourni. Et je trouve cela super valorisant ! 

Qu’est-ce qui te fait vibrer en ce moment ?

En ce moment je suis très inspirée par Tea Heritage et Sophie Tran de l’Agence Calissi. Toutes les deux sont des entrepreneuses qui ont réussi seules à monter leur activité. J’adore aussi l’aspect très palpable de leurs projets (vente de thé pour l’une, lancement d’un city guide pour l’autre).

Y-a-t-il une chose que peu de gens savent sur toi?

En ce moment je réalise un canevas sur le thème des supers héros DC Comics.

Bon, déjà parce que le confinement est passé par là, mais aussi parce que c’est une activité qui me vide l’esprit et me permet de méditer sur mille et un sujets !

Quel achat de moins de 100€ a le plus amélioré ton quotidien ces dernières années ?

Ma fidèle bouilloire parce que je suis une accro du thé !

Si tu avais un conseil à donner à quelqu’un qui veut vivre et travailler différemment, ce serait quoi?

Saisir toutes les opportunités, aussi petites peuvent-elles paraître ! Les grands changements ou les grandes révélations se jouent parfois à de petits détails ou des contacts dont on ne soupçonne pas la portée, et j’en sais quelque chose. Gardez l’esprit ouvert ! 

Finis cette phrase: “La liberté c’est…”

Pour moi, la liberté c’est la possibilité de me fixer mes propres contraintes !

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Meilleure décision de ma vie!

Meilleure décision de ma vie!

Meilleure décision de ma vie !

Flavia Chai

« C’est souvent flippant mais c’est vraiment cool quand j’en prends conscience. »

 

L’espace de coworking La Cordée, à Lyon et à Paris, est un vivier constant de profils atypiques et de personnages aux envies différentes. C’est par ce réseau que Flavia, Cécile, Sarah, et bien d’autres nous sommes retrouvé.e.s autour de notre pratique du coworking délocalisé, dans un village du Jura. S’en sont suivies une séries d’aventures en Allemagne, en Italie, aux Canaries… et une amitié ancrée dans une passion commune pour la liberté.

Data-analyste, restauratrice, conceptrice de box tricot, dire que Flavia, entrepreneure dans l’âme, a eu mille vies, c’est à peine exagérer…  Elle partage avec nous ses expériences, ses coups de boost et ses angoisses dans cette interview.

Comment occupes-tu tes journées ? Qu’est-ce qui est différent dans ta manière de vivre ?

Je n’arrive pas à me restreindre à un seul projet. Je passe la plupart de mes journées à la Cordée (le meilleur espace de coworking de la galaxie) où je développe mes projets. J’ai également intégré un incubateur où je vais parfois. Il m’arrive de préférer travailler un dimanche qu’un mardi et le matin et le soir plutôt que l’après-midi et je peux le faire !!!! Il m’arrive aussi de paniquer à l’idée de prendre une décision puis de souffler un grand coup et de me rappeler que l’important c’est d’agir.

Quand es-tu passée d’un style de vie traditionnel (métro-boulot-dodo) à une approche moins conventionnelle du quotidien ?

En janvier 2015, rupture conventionnelle, une année pour monter mon 1e projet : un restaurant.

En quoi ce changement avait-il du sens pour toi ? Quel impact cela a-t-il eu sur ta vie ?

Je ne sais pas si je me suis posée la question du sens tout de suite mais j’avais fini par comprendre que je ne voulais pas d’une vie toute tracée avec un boulot relativement intéressant mais sans plus et un quotidien somme toute répétitif.

Sacré impact sur ma vie, j’ai tout plaqué pour me lancer dans une aventure impossible. Meilleure décision de ma vie !

J’ai découvert la liberté. C’est souvent flippant mais c’est vraiment cool quand j’en prends conscience.

Comment ta famille voyait-elle ton futur ? Est-ce que cette nouvelle vie a été quelque chose qu’ils ont accepté facilement ?

Je suis un peu (beaucoup) têtue donc ils n’ont pas vraiment eu le choix. Tout le monde n’a pas compris mais ils m’ont soutenue, financièrement au moins, ce qui était déjà beaucoup. Le plus dur est maintenant que j’ai arrêté mon premier projet. Mes projets actuels sont moins précis, sont loin d’avoir abouti et surtout prennent du temps. Du coup, ils ont tout le temps l’impression que je ne fais rien parce que je ne gagne pas d’argent…

Quelles sont tes principales sources de stress au quotidien ? Comment les géres-tu ?

Qu’est ce que je vais/dois faire aujourd’hui ? Il y a des jours où je suis désoeuvrée et c’est normal. L’entrepreneuriat c’est cyclique. Mais j’ai encore du mal à gérer ça et je panique souvent à l’idée de ne pas faire assez.

J’essaye de planifier plus pour savoir quand “j’ai le droit” de me reposer. Je stresse aussi à l’idée de faire des mauvais choix, qu’aucun de mes projets n’aboutisse.

Comment gères-tu les relations avec tes clients, collègues, amis, famille, partenaire(s)… ?

Je ne suis pas sûr de comprendre la question 🙂 Je ne fais pas de différence dans mes relations, disons que je me fis à mon instinct.

Qu’est-ce qui te fait vibrer en ce moment ?

L’idée de lancer pleins de projets avec pleins de gens super.

Y-a-t-il une chose que peu de gens savent sur toi?

Pas grand chose à vrai dire, je suis un peu un livre ouvert… Peut être mon extrême sensibilité ?

Quel achat de moins de 100€ a le plus amélioré ton quotidien ces dernières années ?

Mes cahiers et mes stylos, mais ça c’est depuis toujours ! #PassionPapeterie

Si tu avais un conseil à donner à quelqu’un qui veut vivre et travailler différemment, ce serait quoi?

Mais fonce ! En vrai tu ne risques pas grand chose et tu en as les capacités.

Finis cette phrase: “La liberté c’est…”

Maintenant ou jamais.

Où les lecteurs peuvent-ils te trouver ?

Pour le moment, en chair et en os à la Cordée parce que je préfère parler qu’écrire (pour les autres).

 

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La meilleure façon de grandir

La meilleure façon de grandir

La meilleure façon de grandir

Andrea Strohmayr

« Combiner ces deux passions dans ma vie est tellement gratifiant. »

 

Andrea fait partie de ces personnes qui, du jour au lendemain, sont devenues un pilier important dans ma vie. Dès notre première rencontre, au détour d’un atelier à la conférence WDS, il y a bientôt quatre ans, j’ai su que nous avions bien plus à partager qu’un café dans la « boulangerie française » du coin de la rue. Le temps m’a prouvé que je ne m’étais pas trompée.

Multipotentielle dans l’âme, Andrea a finalement trouvé une manière d’équilibrer ses différentes envies et ses passions. Rien de cela ne se fait du jour au lendemain, et son histoire ressemble peut-être un peu à la vôtre.

Comment occupes-tu tes journées ? Qu’est-ce qui est différent dans ta manière de vivre ?

Je suis consultante indépendante et j’aide les organisations à créer un lieu de travail stimulant où les gens s’épanouissent. Je les conseille sur la manière de transformer leur culture. Je conçois des ateliers et des réunions qui favorisent la créativité, l’expérimentation et la pollinisation croisée, et j’aide les équipes chargées de la transformation, des Ressources Humaines et la direction à créer une expérience de travail exceptionnelle pour leurs employés.

En même temps, avec mon partenaire, nous rénovons de vieux bâtiments et créons de beaux espaces dans lesquels les gens aiment vivre. J’adore la décoration intérieure et c’est un vrai bonheur de pouvoir faire cela en dehors de nos quatre murs à nous.

Pouvoir combiner ces deux passions dans ma vie est tellement gratifiant pour moi – bien plus qu’une seule occupation ne pourrait jamais l’être.

Quand es-tu passée d’un style de vie traditionnel (métro-boulot-dodo) à une approche moins conventionnelle du quotidien ?

J’ai quitté mon poste de Directrice des Opérations d’une alliance internationale de sites d’emploi en 2016.

En quoi ce changement avait-il du sens pour toi ? Quel impact cela a-t-il eu sur ta vie ?

Je travaillais dans l’entreprise depuis six ans et j’aimais beaucoup ce que je faisais, mais au fil du temps, le secteur a connu une consolidation massive et mon travail ne créait plus rien d’autre que de la pure politique. Et même si c’est défi qui me plait, j’ai aussi grandement besoin d’être créative et que la valeur que je crée serve à plus qu’une poignée d’actionnaires. En cela, mon travail ne ressemblait plus.

Aujourd’hui, j’ai la liberté ! J’aime pouvoir décider quand et où je travaille, choisir des projets passionnants, travailler avec des organisations qui soutiennent ma cause et m’associer à des personnes qui m’inspirent et dont je peux apprendre.

Comment ta famille voyait-elle ton futur ? Est-ce que cette nouvelle vie a été quelque chose qu’ils ont accepté facilement ?

Je pense que ma famille a toujours été un peu non-conformiste, donc il n’y avait pas d’attentes fortes que je grimpe des échelons dans une entreprise. On attend toujours de moi que je réussisse, car j’ai toujours eu de bonnes notes, mais sous quelle forme, ce n’est pas défini.

Deux de mes frères ont fondé ensemble une start-up technologique, ils ont donc placé la barre assez haut et ont été une grande source d’inspiration pour moi, pour franchir le pas. Je me souviens d’une discussion avec l’un d’entre eux, lorsque j’envisageais d’assumer un rôle de manager pour la première fois, et qu’il m’a dit qu’il était peut-être trop tôt. J’ai quand même foncé et gagné ainsi son respect. À tel point qu’après avoir obtenu un investissement, ils m’ont demandé de les aider à se structurer.

Mes parents étaient un peu inquiets que je renonce à un emploi stable, mais ils savent que je suis toujours arrivée à quelque chose et ils me faisaient suffisamment confiance pour ne pas me traiter de folle. Même s’ils pensaient probablement que j’étais folle… C’est le travail des parents de s’inquiéter, non?

En fait, ce sont certains amis qui m’ont repoussée massivement. Je ne m’attendais pas vraiment à cela.

Quelles sont tes principales sources de stress au quotidien ? Comment les géres-tu ?

J’ai tendance à rechercher des projets qui sont définitivement à la limite de ma zone de confort et en même temps j’ai des attentes très élevées envers moi-même et envers tout travail que je livre. Cela provoque du stress, certes, mais souvent aussi juste le bon niveau d’excitation pour nourrir ma créativité. Pour moi, c’est la meilleure façon de grandir, même si cela devient assez inconfortable à certains moments.

Comment gères-tu les relations avec tes clients, collègues, amis, famille, partenaire(s)… ?

Je suis quelqu’un qui privilégie la qualité à la quantité à tout moment ; qu’il s’agisse du nombre de personnes que j’appelle « des amis » ou de la façon dont je passe mon temps avec mes proches.

Il y a des gens dans ma vie que je vois une fois tous les deux ans en personne et que je considérerais toujours comme des amis très proches. Et il y a des amis avec qui je parle de manière régulière, une fois par mois. J’attends toujours ces conversations avec impatience. Si je n’ai pas de nouvelles de mes amis depuis un certain temps, je prends contact, mais je ne m’offusque pas s’ils sont simplement occupés par leur propre vie et qu’ils reviendront vers moi à un autre moment.

Comme je vis à l’étranger, j’essaie de rendre visite à ma famille pour les grandes vacances. J’aime les grandes réunions de famille avec leur lot de joie et de tensions.

Avec mes clients, je travaille beaucoup avec Zoom et Skype, parfois juste par téléphone et par e-mail. Avec mes collègues, nous utilisons généralement Slack.

Avec mon conjoint, nous avons des horaires fixes par semaine qui nous sont réservés, ce qui est indispensable car nous gérons chacun notre propre entreprise. Nous travaillons aussi ensemble et nous avons un bébé, alors nous prenons délibérément du temps juste pour nous.

Qu’est-ce qui te fait vibrer en ce moment ?

Nous venons juste de commencer un nouveau projet de rénovation et j’aime le voir prendre forme un peu plus chaque jour. Le fait d’avoir quelque chose de si tangible est un bon contrepoids au travail que je fais avec les organisations, où le changement prend beaucoup plus de temps. J’adore ça.

J’adore quand les gens réalisent qu’ils ont un impact et qu’ils commencent à s’approprier le processus. Mais, en attendant, le chemin est souvent plus mouvementé que simple.

Avec les projets de rénovation, je peux choisir une couleur de mur aujourd’hui et, demain, l’espace tout entier aura une apparence différente et se rapprochera de la façon dont je l’imagine une fois terminé.

En même temps, je travaille sur un projet de transformation de culture d’entreprise pour un prestataire de soins et j’ai hâte de le mettre en œuvre.

Je viens également de créer un Mastermind avec des personnes de ma région qui m’inspirent. Je suis curieuse de savoir ce que cela va donner et ce que je vais pouvoir apprendre de tous ces talents.

Y-a-t-il une chose que peu de gens savent sur toi?

J’ai un côté assez bête où, dès que je commence à rire, c’est la porte ouvert au fou-rire, aux larmes et tout, et tout…

Quel achat de moins de 100€ a le plus amélioré ton quotidien ces dernières années ?

Je ne suis pas quelqu’un de très matérialiste, donc je dirais probablement mon abonnement à Headspace.

Si tu avais un conseil à donner à quelqu’un qui veut vivre et travailler différemment, ce serait quoi?

Entourez-vous de personnes qui font déjà ce que vous aspirez à faire. J’ai quelques personnes comme ça dans ma vie et chaque fois que j’ai un moment de doute, je peux leur parler. Au final, souvent, ce n’est même pas nécessaire. Comme ils vivent la vie à laquelle j’aspire, ils me montrent tous les jours que c’est possible.

Ne soyez pas timide, demandez de l’aide, des conseils, les gens seront bien plus ouverts et heureux de vous aider que vous ne l’imaginez. Surtout si vous vous intéressez vraiment à eux et à ce qu’ils font.

Finis cette phrase: “La liberté c’est…”

Être capable de prendre des décisions en fonction de mes propres valeurs, sans avoir à faire de compromis sur ce qui compte pour moi.

Où les lecteurs peuvent-ils te trouver ?

Sur Linkedin: Andrea Strohmayr
Becoming Spaces, le site de mon activité de décoration d’intérieur

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Aujourd’hui, je me sens vraiment réellement libre.

Aujourd’hui, je me sens vraiment réellement libre.

Aujourd’hui, je me sens vraiment réellement libre.

Alex Carmona

« Si ca fait un bon moment que ça te trotte dans la tête, qu’il y a quelque chose qui te coince… C’est que c’est maintenant que tu dois le faire !« 

Il existe sur Lyon un cercle LeanIn baptisé Les Filles du Marketing. Il a été lancé il y a quelques années par Vinciane MC et c’est à l’un de ses déjeuners mensuels que ma route a croisé celle d’Alex. On s’est vite rendues compte que l’on fréquentait le même espace de coworking et que l’on portait toutes les deux haut et fort les couleurs de l’indépendance.

Nouvellement nomade à temps plein, il était grand temps que je vous emmène dans l’univers libre et coloré d’Alex et que je vous invite à suivre ses aventures nomadiques.

Comment occupes-tu tes journées ? Qu’est-ce qui est différent dans ta manière de vivre ?

Je suis Alex Carmona et je suis consultante en Marketing Éthique. J’accompagne les structures à impact (associations, ONG, structures de l’ESS, entrepreneurs sociaux…) sur leur stratégie marketing responsable et leur communication digitale, avec éthique.

Après 8 ans de pratique, j’ai également lancé mes formations en ligne pour rendre les personnes autonomes sur leur communication. La première est un Guide Complet sur le SEO !

Pour ce qui est du quotidien “un petit peu différent”, je dirais :

  • Je suis freelance (et oui, c’est encore considéré comme “hors-norme”…)
  • Je suis adepte du slow business (“travailler moins et mieux”, mantra à contre-courant de notre société actuelle)
  • Et en digital nomade (je travaille à distance en voyageant, actuellement en direct de la Thaïlande 🇹🇭!)

Quand es-tu passé d’un style de vie traditionnel (métro-boulot-dodo) à une approche moins conventionnelle du quotidien ?

Ça n’a pas été un déclic un jour et j’ai tout quitté ! Ça a été une transition progressive, sur plusieurs années. Des années à tester, affronter mes peurs et voir ce qui me convenait.

  1. Comme beaucoup de monde, j’ai d’abord travaillé comme salariée dans des structures classiques. Très mauvaises expériences qui ne convenaient pas à mon profil zébré !
  2. Du coup, j’ai créé mon entreprise et je me suis mise en freelance. Enfin une manière de travailler adaptée ! Et j’ai rapidement fais un burn-out, ce qui m’a amené au slow business.
  3. Au bout de deux ans en freelance, j’avais besoin de changement et de stimulation, donc j’ai recommencé à voyager petit à petit tout en travaillant…  D’abord 2 semaines à l’étranger… Puis 3 mois en Europe… Puis 3 mois en Asie.
  4. Logiquement, j’ai commencé à m’intéresser au minimalisme. À trier, revendre, donner ou recycler un maximum de choses pour me débarrasser de (presque) tout.
  5. Et ca y est ! J’ai enfin lâché mon appartement et je me suis organisée pour pouvoir travailler d’où je veux. Enfin 100% SDF et digital nomade !

En quoi ce changement avait-il du sens pour toi ? Quel impact cela a-t-il eu sur ta vie ?

C’est ce qu’il me fallait. J’ai longtemps (toujours ?) eu ce rêve de travailler à mon compte en voyageant (avant même qu’on parle des DN). Pour moi, c’était un rêve inaccessible et impossible ! C’était trop beau pour être vrai.

Aujourd’hui, je me sens vraiment réellement libre. Et c’est ce dont j’avais besoin pour avancer et m’épanouir.

Ça n’a vraiment pas été simple car cela implique d’aller à l’encontre de beaucoup de peurs : perdre en stabilité, perdre des clients, ne pas pouvoir prospecter à distance, ne plus avoir d’endroit “à soi”, perdre ses relations,… Des peurs qui, au final, ne sont que cela… de la peur ! 😉

Comment ta famille voyait-elle ton futur ? Est-ce que cette nouvelle vie a été quelque chose qu’ils ont accepté facilement ?

Je pense qu’elles savaient que ça allait être très compliqué pour moi de m’inscrire dans un cadre classique. Elles ont compris assez rapidement, par exemple, qu’il fallait que je travaille à mon compte.

Mais venant d’une génération différente, le saint Graal reste d’avoir un CDI, d’acheter son appartement, etc. Ce qui, pour moi, est plutôt synonyme d’angoisse et d’emprisonnement !

Aujourd’hui, elles sont ravies que je m’épanouisse dans ma vie (même si elles sont très tristes de ne plus me voir autant IRL) et elles m’encouragent dans mes choix ! Ça a prit un petit peu de temps pour qu’elles s’y habituent et qu’elles comprennent que c’était safe.

Quelles sont tes principales sources de stress au quotidien ? Comment les géres-tu ?

En ce moment très précis ? Je suis en Asie du Sud-Est pour 5 mois puis j’irais à Montréal en été. J’ai commencé par la Thaïlande à Chiang Mai (💜)… mais je n’ai rien prévu de plus ! Donc je dirais que c’est ce petit stress nomad quotidien : qu’est ce que je fais la semaine prochaine ? Je dors où ? Je suis où ?

Pour l’instant, j’organise d’une semaine à l’autre car c’est le début. Mon objectif est d’arriver à prévoir au fur et à mesure jusqu’à ce que soit suffisamment planifié !

Et puis, bien sûr, il y a le stress général et classique de l’entrepreneuriat : “et si demain tout.e.s mes client.e.s m’abandonnent ? Et si je suis au chômage technique ? Et si mon ordinateur flambe et je perds tout ?”

Celui là, je l’ai accepté et je fais avec car je sais qu’il est normal et que, peu importe ce qu’il arrive, je m’en sortirai.

Comment gères-tu les relations avec tes clients, collègues, amis, famille, partenaire(s)… ?

De la même manière qu’en France ! Même en France, je n’aimais pas devoir me déplacer, les transports etc. Donc j’avais déjà des “télé-relations à distance” avec elleux !

Qu’est-ce qui te fait vibrer en ce moment ?

Bien qu’étant en mode nomade à l’étranger, en ce moment j’ai une bonne énergie pour lancer de nouveaux projets pro ! Je commence à travailler sur une toute nouvelle formation en ligne et c’est vraiment passionnant !

Y-a-t-il une chose que peu de gens savent sur toi?

J’ai des hobbies assez décalés… Apparemment en me voyant, on ne penserait pas que j’aime tricoter, faire de l’aquarelle ou des claquettes.

Quel achat de moins de 100€ a le plus amélioré ton quotidien ces dernières années ?

Ce n’était pas à moins de 100€ mais on peut en trouver : mes écouteurs bluetooth anti-bruit. Grâce à eux, je revis: adieu le harcèlement de rue du mec qui te crie dessus, adieu les personnes qui parlent de choses pas intéressantes à la table d’à côté, adieu le bébé qui pleure dans l’avion… Bonjour havre de paix!

Si tu avais un conseil à donner à quelqu’un qui veut vivre et travailler différemment, ce serait quoi?

DO IT.

DO. IT.

DOOO IIIIIT.

Je sais que ça prend du temps, que c’est toute une réflexion à avoir… Mais si ca fait un bon moment que ça te trotte dans la tête, qu’il y a quelque chose qui te coince… C’est que c’est maintenant que tu dois le faire !

Poses tes peurs par écrit, parles-en. Regarde si effectivement ce n’est qu’une peur que tu t’imagines ou si c’est un risque réel. Puis adapte ton chemin en fonction.

Il vaut mieux tester les choses avant d’être sûr.e que ca ne marchera pas. Donc test ! Et ensuite, tu pourras faire un choix éclairé si tu souhaites continuer ou te ré-orienter vers une autre voie !

Finis cette phrase: “La liberté c’est…”

Pour moi, la liberté ce que je vis actuellement. C’est d’avoir le moins d’attaches possible. D’être minimaliste (et de le rester) pour se concentrer sur le principal.

Où les lecteurs peuvent-ils te trouver ?

Mon Instagram pour le quotidien de digital nomad freelance : Alex Carmona IG
Mon site perso qui sera centré sur le DN et être freelance : Alex Carmona
Mon Linkedin : Alex Carmona LinkedIn
Mon site pro : Sollya – Agence de communication éthique

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Éventuellement mon style de vie est devenu de plus en plus léger

Éventuellement mon style de vie est devenu de plus en plus léger

Éventuellement, mon style de vie est devenu de plus en plus léger...

Luis Barreto

 » Tout ce que je possède aujourd’hui tient dans un sac-à-dos de 40 litres. Ça m’a grandement simplifié la vie!« 

Les rencontres fortuites sont parfois les meilleures… Alors que j’allais prendre la route en solo, entre Auckland et Wellington, NZ, pour me rendre a l’édition 2019 de 7in7, on me propose de partager le trajet avec le photographe de l’événement qui arrivait aux même dates. Deux jours de voyage, enfermés dans une petite voiture, avec un.e inconnu.e… Personne que l’on allait être amené.e.s à cotoyer pendant les deux semaines suivantes… Il y avait du potentiel pour catastrophe. Au final, ce mini road-trip avec Luis est l’un des mes meilleurs souvenir, et les sujets de conversation n’ont pas manqués.

J’avais très envie de partager avec vous son approche minimaliste du nomadisme, qui est l’une des multiples tendances dans ce grand mouvement de l’indépendance géographique.

Comment occupes-tu tes journées ? Qu’est-ce qui est différent dans ta manière de vivre ?

Je suis un designer graphique Colombien qui vis aujourd’hui d’une activité de photographe/vidéaste. J’aide des associations locales et des ONG à diffuser leur message en utilisant le multimédia, les vidéos et la photographie. Je crée également des contenus publicitaires (en ligne ou en print) via ma société de conseil ZoomInProjects et mon blog Colomviajeros.com

Peut-être que ce qui rend mon style de vie différent, c’est que mon appareil photo est mon passeport pour le monde et croyez-moi, il m’a emmené dans plusieurs endroits bien lointains.

Quand es-tu passé d’un style de vie traditionnel (métro-boulot-dodo) à une approche moins conventionnelle du quotidien ?

J’ai fait du 9h-17h (mais généralement plus que 17h …) pendant environ 10 ans… J’ai commencé à «réaliser» beaucoup de choses qui sont attendues dans la société, comme une hypothèque sur un bien immobilier, un prêt bancaire pour une voiture, des cartes de crédit, etc. Mais après tant de travail, j’ai commencé à me démotiver et je voulais tout changer.

Au bout du compte, j’ai réalisé que je ne travaillais que pour couvrir toutes ces dépenses, donc j’ai perdu mon engouement et ma passion pour mon métier … J’ai commencé à vouloir du changement, j’ai essayé de changer de job et j’ai même eu des promotions, mais en fait, je cherchais surtout une excuse pour arrêter. À un moment, j’ai eu envie de retourner sur les bancs de l’école et tout recommencer à zéro. C’est ce que j’ai fait.

J’ai emménagé à Londres avec mon ex pour étudier, d’abord l’anglais puis lorsque mes compétences linguistiques étaient décentes, je me suis inscrit pour un diplôme de photographie. Finalement, comme je le disais, la photographie est devenue mon passeport pour le monde lorsque j’ai trouvé ma première mission au Ghana pour un association caritative basé au Royaume-Uni. Pas payé, certes, mais comme je n’avais plus toutes ces dettes à rembourser, l’argent n’avait plus autant d’importance. Depuis, je n’ai jamais cessé de voyager que ce soit sur le long terme ou parfois juste pour des missions spécifiques.

En quoi ce changement avait-il du sens pour toi ? Quel impact cela a-t-il eu sur ta vie ?

Lorsque j’ai commencé à poursuivre ma nouvelle passion d’explorer le monde à travers mon objectif, j’ai arrêté de penser à une fiche de paie mensuelle.

Mon style de vie a radicalement changé et tout ce que je possède aujourd’hui tient dans un sac-à-dos de 40 litres. Ça m’a grandement simplifié la vie!

 

Comment ta famille voyait-elle ton futur ? Est-ce que cette nouvelle vie a été quelque chose qu’ils ont accepté facilement ?

Comme je m’étais retrouvé pris dans certaines des « normes imposées par la société » auparavant, j’ai d’abord senti que j’avais besoin d’une « bonne excuse » pour renoncer à un salaire mensuel conséquent et à mon mode de vie qui en dépendait, alors déménager à l’étranger pour étudier m’a permis de m’éloigner de tout cela ainsi que des attentes de ma famille.

Éventuellement, mon style de vie est devenu de plus en plus léger. J’ai arrêté de chercher des excuses. Maintenant je ne fais que suivre mon instinct et peut-être que les attentes de ma famille ont changées en conséquence!

Quelles sont tes principales sources de stress au quotidien ? Comment les géres-tu ?

Je pense que mes sources de stress les plus courantes, compte-tenu de mon style de vie nomade, concernent le maintien d’une certaine qualité de travail et de contact avec d’éventuels clients quand je suis sur la route.

Certaines choses, dont d’autres ne se préoccupent généralement qu’une fois de temps en temps et qui font partie de basiques pour vivre (marché où trouver tous ce dont on a besoin, médecins – au cas où -, coiffeur avec lequel vous pouvez communiquer, bon café + WIFI, etc.) sont devenues une préoccupation presque quotidienne quand je me déplace d’un endroit à l’autre, j’ai donc besoin de gérer tout cela jour après jour… et ce n’est pas toujours fun.

Quelle est la plus grande joie liée à ton style de vie ?

Ma plus grande joie au quotidien, c’est probablement la possibilité de me réveiller très souvent dans une autre destination exotique ou variée. Parfois avant même d’ouvrir les yeux le matin, j’ai besoin de me rappeler où je suis. Une autre grande joie pour moi est que je ne sais généralement pas quelle sera la prochaine étape!

Comment gères-tu les relations avec tes clients, collègues, amis, famille, partenaire(s)… ?

Je ne suis probablement pas le meilleur exemple de quelqu’un qui maintient une bonne communication longue distance car je suis très distrait lorsque je voyage. Mais au moins, maintenant, j’essaie de suivre une routine quotidienne, ça m’aide à garder un cap pour l’avenir.

En tant que freelance, trouver des clients est une recherche constante et longue. Parfois, je compte sur certaines plateformes, mais j’ai aussi la chance d’avoir des clients qui me recommandent ce qui aboutit parfois à des missions surprise dans certaines destinations éloignées.

En ce qui concerne les amis et la famille, les réseaux sociaux aident à se tenir au courant. S’ils ne reçoivent pas de mes nouvelles directement, ils peuvent voir mes publications et savoir où je me trouve.

Qu’est-ce qui te fait vibrer en ce moment ?

Je suis toujours enthousiasmé par de nouvelles destinations. Plus c’est loin, mieux c’est. Les endroits où même communiquer est délicat, avec des visages et des paysages très différents pour remplir mes cartes mémoire avec des photos (et aussi un tas de disques durs).

Y-a-t-il une chose que peu de gens savent sur toi?

J’aime les comédies romantiques. 😜

Quel achat de moins de 100€ a le plus amélioré ton quotidien ces dernières années ?

Je dirai probablement que c’est mon sac-à-dos de 40 litres, qui a dû coûter environ ce prix-là quand je l’ai acheté. Il a amélioré ma vie car il ne me permet tout simplement pas d’acheter plus de choses qui ne rentreraient pas, et dont je n’aurai probablement pas vraiment besoin. Donc, il me contraint à un style de vie plus léger.

Si tu avais un conseil à donner à quelqu’un qui veut vivre et travailler différemment, ce serait quoi?

Je me répète toujours: «La vie est simple», alors j’essaie de garder les choses simples…

Si je parle à quelqu’un qui se sent coincé, j’essaierai de l’encourager à voir sa propre situation d’un point de vue simple, même en sortant du cadre. Nous devons trouver ce qui nous rend heureux individuellement et cela ne signifie pas nécessairement que le style de vie nomade est pour tout le monde.

Comment définirais-tu la liberté?

Ma liberté a commencé quand je me suis libéré de mes dettes. À partir de là, j’ai commencé à me concentrer uniquement sur ce qui sera ma prochaine destination ou aventure!

Où les lecteurs peuvent-ils te trouver ?

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