Vendre… mais pas son âme au diable (épisode 3)

Vendre… mais pas son âme au diable (épisode 3)

Quelle version de vous êtes-vous prêt à montrer au rester du monde?

Vous devez vous différencier de toutes les autres personnes qui travaillent dans le même domaine que vous.

En tant que créatif, fondateur, ou tout simplement personne qui a envie de changer les choses, vous avez déjà un avantage. Cet avantage, c’est votre non-conformité. Il ne tient qu’à vous de célébrer cette non-conformité. Vos pensées sont originales, vous avez envie de faire quelque chose sur le(s) sujet(s) qui vous tien(nen)t à coeur, vous avez le courage de ne pas rester les deux pieds dans le même sabot.

C’est plus que la plupart des gens ne fera jamais, et ils vous admireront d’avoir pris les devants. Et, si vous exprimez cette énergie, cette pensée originale et ce courage (le courage de se sentir suffisamment impliqué pour faire quelque chose), les gens viendront naturellement à vous.

La bonne nouvelle

La bonne nouvelle c’est que vous n’avez pas besoin d’être un fabuleux rédacteur pour créer votre storytelling. Vous n’avez pas besoin de passer devant la caméra non plus (en tous cas, pas avant que vous soyez prêts pour cela). Enfin, vous n’avez pas besoin de révéler des informations privées ou de parler de sujets sensibles.

Je suis prête à parier que vous avez déjà un bon nombre des ressources nécessaires pour faire de vous un storyteller effectif. Très peu de gens ont vraiment besoin de démarrer ce procédé en partant de rien. Vous aurez peut-être besoin de creuser un peu, de vous souvenir, et de vous approprier vos expériences passées, quelles qu’elles soient. Nous avons tous matière à créer. Cet article et le challenge ci-dessous vous aideront à identifier ce que vous avez déjà en votre possession.

L’exercice que je m’apprête à partager avec vous est un audit basique de votre matière première en terme de storytelling. Il peut être réalisé en deux étapes. Tout d’abord, vous établissez ce que vous avez déjà entre les mains, ensuite vous faites le même exercice pour ce que vous aspirez à avoir/être. Qu’avez-vous besoin d’ajouter ou de créer pour que votre storytelling passe de basique à quelque chose d’un peu plus sophistiqué?

Challenge: Customer Empathy Map

Cet exercice vous aidera à créer une image des aspects de votre vie professionnelle et personnelle que vous êtes prêts à partager avec le monde ; et vous alertera sur les potentiels fossés. Combler ces fossés signifiera peut-être sorte de votre zone de confort, mais rien n’est impossible, un pas à la fois.

L’image ci-dessous représente un outils d’analyse bien connu appelé le « Customer Empathy Map », qui est ce que vous devrez reproduire. Pour l’instant, vous allez simplement établir la liste des outils de storytelling en votre possession, et ceux que vous devrez collecter.

Comment faire l’exercice

Tout d’abord, regardez bien l’image. Faites-en le tour dans le sens des aiguilles d’une montre. Vous allez utiliser chacun de ces titres, l’un après l’autre, pour faire un audit de vos « matériels » de storytelling dans chaque domaine.

Think / Penser

Qu’avez-vous qui fasse réfléchir les gens?

  • Du contenu qui engage
  • Un point de vue
  • Du contenu qui dérange
  • Un partage organisé (plutôt qu’aléatoire) de contenu créé par d’autres
  • Des preuves de ce que vous faites
  • Des articles de blog
  • Des articles sur LinkedIn
  • Des infographies

Feel / Ressentir

Qu’avez-vous qui crée un connection émotionnelle avec votre audience?

  • Du contenu qui engage en termes de valeurs partagées
  • De l’humour
  • Des images (elles valent 1 000 mots, non?)
  • Des histoires de problèmes rencontrés et dépassés (la quête du héros)

Say / Dire

N.B. L’opinion des autres sur votre travail est bien plus crédible que votre propre opinion.

  • Des citations et témoignages de clients
  • Des études de cas
  • Des informations et des chiffres objectifs
  • Des citations
  • Des information produit (rappelez-vous combien les gens sont difficiles ces jours, des choses qui montrent l’éthique de votre comportement, des sources pertinentes, une pensée actualisée par exemple

Do / Faire

Certaines personnes aiment cliquer!

  • Des liens cliquables vers d’autres contenus pertinents
  • Des brochures téléchargeables ou des guides utilisateurs
  • Des quizz
  • Des liens vers des vidéos ou podcasts

Hear / Entendre

  • Vous qui parlez
  • Des interview (audio ou video)
  • Vous, interviewé ou en train d’interviewer d’autres personnes
  • Des liens veer d’autres vidéos ou podcasts pertinents
  • Des apparitions TV ou radio

See / Voir

  • N.B. Votre contenu visuel doit être d’excellente qualité et de bonne résolution
  • Une photo de vous prise par un professionnel
  • Des photos candides de vous en train de travailler
  • Des travaux en cours (voir comment votre travail est fait est une partie vitale du processus de sélection de vos clients)
  • Des photos de clients satisfaits (si possible)
  • Des photos-produit de bonne qualité

Avertissement

Vous n’avez pas besoin de tout cela. Une bonne sélection d’un ou deux items par section est un excellent début.

Vous n’utiliserez pas tout. Pas tout à la fois en tous cas. L’objectif de ce exercice est de vous aide à construire votre archive personnelle de matériel à storytelling.

Ne jetez rien. Un jour, vous aurez peut-être besoin de cette vieille photo de vous qui devient à nouveau pertinente.

Pendant de nombreuses années, je donnais des cours de danse de salon. Lorsque j’ai rédigé mon profil LinkedIn, je me suis demandée si je devais mentionner cette partie de ma carrière. Cela n’avait pas l’air d’être pertinent avec l’image que je voulais donner. Au final, enseigner la danse de salon m’a appris à enseigner, et c’est un atout indispensable pour ce que je fais aujourd’hui. C’est d’ailleurs une partie importante de ma « quête d’héroïne » (pas la drogue hein, vous l’aurez compris).

En résumé

  • Combien êtes-vous prêt.e à partager sur vous?
  • Quelle partie de ce que vous faites voulez-vous faire aimer aux gens?
  • Quels matériaux sont déjà en votre possession? De quoi d’autre avez-vous besoin?

Creusez pour trouver toutes les preuves que vous pourrez, collectez-les, évaluez-les. Que pouvez-vous utiliser dès maintenant? Que gardez-vous pour plus tard? Quels fossés dans votre archive personnelle on besoin d’être comblés?

À vous de jouer!

Photo by Joël de Vriend

Vous créerez votre propre chemin et gagnerez en liberté et en flexibilité

Vous créerez votre propre chemin et gagnerez en liberté et en flexibilité

Vous créerez votre propre chemin et gagnerez en liberté et en flexibilité.

Jedd & Michelle Chang

« Une fois que nous avions franchi le pas, impossible de revenir en arrière! »

C’est lors de ma première expédition dans le nord-ouest des Etats-Unis, pour la conférence WDS que j’ai rencontré Jedd & Michelle. Nos chemins se sont croisés plusieurs fois tout au long des années: à Portland chaque été mais aussi à Barcelone et, en 2020, je l’espère, à Cape Town. Je suis une grande fan de leur blog, dont j’ai beaucoup utilisé les informations lors de mon passage par Lisbonne en Octobre 2018 ; et je partage leur vision d’un mode de voyage plus doux et plus intentionel.

Ils partagent avec nous un bout de leur histoire et la manière dont ils appréhendent leur vie de freelancers nomades.

Comment occupez-vous vos journées ? Qu’est-ce qui est différent dans votre manière de vivre ?

Nous sommes Jedd et Michelle Chang, des États-Unis. Nous sommes mariés depuis 11 ans, nomades depuis cinq ans et avons vécu, ensemble, dans plus de 20 pays.

Nous aidons les petites entreprises et les organisations à but non lucratif américaines à améliorer leur présence en ligne. Notre travail inclut donc le marketing sur les réseaux sociaux, la gestion de sites web, la création de contenu numérique, la rédaction, la communication par e-mail, etc. Le tout, à distance, mais il exige aussi que nous soyons sur place pour une courte saison. Nous avons un blog de voyage, IntentionalTravelers.com, pour promouvoir des expériences transformationnelles à travers le monde. Enfin, nous avons commencé à organiser des voyages « non organisés » en petits groupes afin de présenter aux participants les cultures que nous avons appris à connaître et à aimer.

Nous aimons dire que nous n’avons pas payé de loyer, ni d’hypothèque, depuis 2011 ; si vous ne comptez pas les locations mensuelles d’Airbnb. Nous disons que nous « voyageons », mais cela implique vraiment moins de déplacements d’un endroit à l’autre et davantage de temps passé dans des pays différents pendant des semaines ou des mois. Nous aimons être en Oregon en été, à la fois pour des événements professionnels, pour la saison estivale, et pour passer du temps avec ma famille (Michelle) et nos amis. On faisait beaucoup de « house-sitting » dans l’Oregon, mais maintenant, nous préférons vivre avec les parents de Michelle pendant cette partie de l’année. Lorsqu’il fait gris et froid, nous partons à l’étranger dans des pays comme l’Asie du Sud-Est ou l’Amérique latine. Souvent, nous cherchons des moyens d’échanger notre temps et nos compétences contre une chambre et un repas gratuits. Parfois, nous restons avec quelqu’un que nous connaissons ou louons simplement un appartement avec un bon wifi.

Quand êtes-vous passés d’un style de vie traditionnel (métro-boulot-dodo) à une approche moins conventionnelle du quotidien ?

À l’origine, nous travaillions tous les deux avec des étudiants de second cycle et nous aimions beaucoup notre travail. Cependant, alors que nous étions en train d’acheter une maison en Oregon, j’ai réalisé que je regretterais toute ma vie de ne pas avoir habité à l’étranger à un moment donné.

Donc, au lieu de nous installer, nous avons quitté nos emplois en 2011, rejoint les Peace Corps et fait deux années de service civique dans les zones rurales de la Jamaïque. C’est là que nous avons rêvé de plus de voyages et qu’après une peu de recherches en ligne, nous avons découvert ce qu’était un digital nomad. Nous avons décidé d’essayer de travailler à distance pendant nos voyages et, à la fin de l’année, comme nous avions réussi à joindre les deux bouts nous avons continué!

En quoi ce changement avait-il du sens pour vous ? Quel impact cela a-t-il eu sur votre vie ?

Nous avions vraiment envie de voyager et de voir le monde. Jusqu’à ce que nous découvrions les nomade digitaux et le travel hacking, nous ne réalisions pas que c’était possible. Mais une fois que nous avions franchi le pas, impossible de revenir en arrière. Nous adorons être en charge de notre temps, avoir la possibilité de rendre visite aux gens quand nous le voulons et de définir nos propres règles.

Comment votre famille voyait-elle votre futur ? Est-ce que cette nouvelle vie a été quelque chose qu’ils ont accepté facilement ?

Quitter notre emploi pour rejoindre les Peace Corps dans un pays en développement, a rendu le passage à la vie nomade une pilule plus facile à avaler pour notre famille. D’une manière générale, ils font confiance à notre jugement. Ils savaient que nous étions réfléchis, diligents, responsables, et même s’ils ne comprenaient pas tout-à-fait notre nouveau mode de vie, ils étaient prêts à accepter notre choix.

Quelles sont vos principales sources de stress au quotidien ? Comment les gérez-vous ?

Avec le travail en freelance, il y a toujours une certaine tension entre travailler plus pour plus d’argent ou avoir plus de temps et moins d’argent.

Heureusement, les revenus de notre blog sont plus passifs et nous offrent une certaine marge de sécurité. Nous envisageons également d’investir dans de l’immobilier locatif pour augmenter ce revenu passif et préparer notre retraite.

Les relations avec les autres changent également lorsque vous ne restez pas au même endroit. Maintenant que nous avons un point de chute pendant la moitié de l’année, cela nous aide à bâtir une communauté plus cohérente. Sans oublier que le fait d’être nomade nous permet de rendre plus facilement visit à nos amis et à notre famille éloignés, par conséquent, ces liens deviennent plus solides que si nous avions un emploi traditionnel.

Quelle est la plus grande joie liée à votre style de vie ?

Souplesse et liberté, nouvelles expériences à travers le monde et passer du temps avec nos nouveaux neveux et nièces. Nous sommes vraiment reconnaissants d’avoir ce style de vie!

Comment gèrez-vous les relations avec vos clients, collègues, amis, famille… ?

Nous avons appris à trouver des clients qui comprennent vraiment notre mode de vie, et ne nous obligent pas à nous montrer disponibles à des heures précises dans la journée. Nous communiquons avec eux principalement par email.

Pour les événements, nous travaillons avec des équipes, mais heureusement, ces collègues travaillent également à distance. Nous organisons des réunions sur Zoom et utilisons Slack pour communiquer. Lorsque l’événement approche, nous rentrons aux États-Unis et organisons des réunions physique avec le reste de l’équipe.

Qu’est-ce qui vous fait vibrer en ce moment ?

Je suis ravie de connaître mes nièces et mon neveu et de les voir grandir. J’espère qu’ils viendront voyager avec nous quand ils seront un peu plus âgés!

Y-a-t-il une chose que peu de gens savent sur vous?

J’adore la musique Gospel.

Quel achat de moins de 100€ a le plus amélioré ton quotidien ces dernières années ?

Au fil du temps, j’ai construit une petite boite-à-outils d’objets que j’utilise au quotidien: un Kindle pour la lecture, un support pour ordinateur portable, un clavier et une souris sans fil compacts pour améliorer ma posture lorsque je travaille.

Si tu avais un conseil à donner à quelqu’un qui veut vivre et travailler différemment, ce serait quoi?

Ce mode de vie n’est peut-être pas pour tout le monde, mais si il vous convient, vous ne regretterez jamais d’avoir effectué ce changement. Il y a toujours des sacrifices et un revers à chaque médaille. Pour beaucoup, il faut sacrifier le comfort de la certitude et un peu de sécurité. En retour, vous créerez votre propre chemin et gagnerez en liberté et en flexibilité.

Où les lecteurs peuvent-ils vous trouver ?

IntentionalTravelers.com

Instagram.com/intentionaltravelers

Mais
Encore

 

Newsletters

  • Le Kameleon Express: Chaque mois, cinq ressources pour freelancers et autres travailleurs nomades. Ce sont des articles, des outils, des conférences, et autres vidéos ou cours en ligne repérés sur le net. Ils ont retenus mon attention, je les connais un peu ou très bien et je les partage avec vous.
    Attention: beaucoup de ces contenus risquent d’être en anglais. Vous êtes prévenus!
  • Les Nouvelles Fraîches: Toute l’actualité du collectif concentrée en une courte newsletter mensuelle. Pour ceux qui ne sont pas fans de Facebook et qui veulent quand même se tenir informés des prochains événements, des portraits de Kaméléons et autres challenges.
  • Les Exclus: Une opportunité professionnelle par-ci, une offre promotionnelle par là… Si vous voulez vraiment tout savoir avant tout le monde, cochez cette case. Promis, votre adresse ne sera vendue à personne et tout ce qui viendra à vous sera sérieusement vérifié par mes soins.

Vendre… mais pas son âme au diable (épisode 2)

Vendre… mais pas son âme au diable (épisode 2)

L’authenticité, qu’est-ce que c’est?

Définition: Le mot « authenticité » vient du Grec authentikos, qui signifie « original, véritable, principal ».

Les psychologies humanistes diraient que par définition, les personnes authentiques possèdent un certain nombre de caractéristiques comme qui démontrent qu’il sont des êtres humains psychologiquement matures et fonctionnant parfaitement. Ils…

  • Ont une perception réaliste de la réalité
  • S’acceptent et acceptent les autres tels qu’ils sont
  • Sont réfléchis
  • Ont un sens de l’humour non-hostile
  • Sont capables d’exprimer leurs émotions librement et avec clarté
  • Sont ouverts à apprendre de leurs erreurs
  • Comprennent leur propres motivations

Pratiquer l’authenticité

Je ne connais personne qui ne veut pas être authentique, ou pour qui l’authenticité n’est pas une valeur à laquelle ils aspirent. Pourtant, l’authenticité n’est pas simplement une chose à laquelle vous pouvez prétendre ou que vous pouvez choisir d’avoir. Les termes authentiques, crédible, expert, gourou sont des termes qui nous sont donnés par autrui lorsque l’on fait preuve des comportements ci-dessus. Ce sont des étiquettes que l’on gagne.

Lorsque l’on est capable d’aligner nos croyances profondes, nos valeurs et nos messages marketing, on est généralement perçus comme plus authentique. Il est plus facile pour les autres de connecter avec nous. Quand ces choses sont dissonantes, ça se voit et on a plus de mal à croire en votre message. Votre histoire crée un lien entre vous et vos clients. Elle leur permet d’appréhender vos valeurs et les aide à vous connaitre, vous apprécier et vous faire confiance.

Comment gagner son badge d’authenticité? Je pense honnêtement que ça prend du temps, et que cela vient de la consistance avec laquelle on se met au service d’autrui. On vous donnera cette reconnaissance d’authenticité/crédibilité/expertise une fois que l’on sera en mesure d’évaluer ce que vous avez fait pour nous.

L’authenticité, c’est sembler naturel. En d’autres mots, quand il n’y a pas de conflit entre l’histoire que l’on se raconte à nous-même et celle que l’on raconte aux autres.

  • Parlez honnêtement, des phrases qui viennent du coeur
  • Ne faites pas de fausses allégations
  • Utilisez vos propres mots. N’essayez pas de copier les styles et techniques de quelqu’un d’autres. Cela ne vous empêche pas d’essayer d’améliorer vos talents d’orateur ou de rédacteur, mais pas avec la voix de quelqu’un d’autre.
  • Mettez vos valeurs et votre coeur au centre de votre management. Vos valeurs et vos croyances sont ce que les autres recherchent. Nous sommes tous en quête de quelqu’un en qui nous pouvons avoir confiance lorsqu’il s’agit de résoudre nos problèmes.

Combien de vous-même partagez-vous ou gardez-vous pour vous? Ceci devrait refléter vos limites dans la vie de tous les jours (jusqu’à un certain point), à moins que vous ayez l’habitude de trop partager ou d’être trop privé. Ce qui peut paraitre naturel pour certains semblerait ridicule si copié par d’autres. Quelles sont vos limites sur tout ça? Nous sommes tous différents.

Challenge: Retour rapide

Prenez un moment pour relire certains de vos écrits récents (blog, article, emails de vente…) et posez-vous les questions ci-dessous.

Il est temps de faire un audit d’authenticité. Regroupez tout ce que vous avez produit pour faire la promotion de votre entreprise ou secteur d’activité et évaluez si vous paraissez authentique. Voici quelques questions à vous poser pour chaque pièce:

  • Paraissez-vous naturel?
  • Avez-vous besoin de vous ouvrir, ou de vous retenir, un peu?
  • Les lecteurs sont-il facilement en mesure d’évaluer vos valeurs et vos croyances?
  • Votre contenu apporte-t-il simplement quelque chose ou est-il écrit dans l’anticipation d’obtenir quelque chose en retour?

Essayez de regarder votre contenu du point de vue de votre client/lecteur idéal. Achèteriez-vous de cette personne? Si vous trouvez cet exercice trop difficile, demandez à quelqu’un de confiance (mais pas quelqu’un de trop proche) de vous donner un feedback honnête.

Au boulot!

Photo by Firdaus Roslan

Il était temps que j’arrête d’être cette employée révoltée et que je me bouge !

Il était temps que j’arrête d’être cette employée révoltée et que je me bouge !

Il était temps que j’arrête d’être cette employée révoltée et que je me bouge!

Fanny Boglione

« Aucune journée ne se ressemble, et ça me rend beaucoup moins aigrie ! »

Dans la famille RDE Marketing je demande Fanny! L’une des dernière arrivées dans l’équipe n’en est peut-être pas moins l’une des plus chameleon! Besoin d’une série de superbes photos pour le compte Instagram d’un client, on demande à Fanny ; besoin d’une illustration pleine de légèreté et d’entrain, on demande à Fanny ; besoin d’une campagne complexe de Social Media Advertising… on demande à Fanny! De là à penser qu’on ne peut plus s’en passer…

Tout comme Charlotte, Fanny a decidé de tenter l’aventure du nomadisme début 2019. Elle revient pour nous sur ses motivations, ses craintes et un premier retour sur cette expérience à l’autre bout du monde.

Comment occupes-tu tes journées ? Qu’est-ce qui est différent dans ta manière de vivre ?

Je suis actuellement social media manager et graphic designer en tant que freelance « nomade ». Ça va bientôt faire un an que j’ai quitté la France pour vivre à mon rythme en Australie et en Asie.

Quand es-tu passé d’un style de vie traditionnel (métro-boulot-dodo) à une approche moins conventionnelle du quotidien ?

Lorsque je me suis rendue compte que je n’étais pas heureuse dans la petite liste d’épicerie « avoir un boulot stable, avoir un copain, avoir un appartement ». J’avais clairement l’impression de ne pas maîtriser ma vie et mon bien-être, sous le seul prétexte de devoir rentrer dans les cases !

Alors j’ai décidé de tout quitter, et de me re-concentrer sur les choses qui m’inspiraient vraiment. J’avais déjà mon statut auto-entrepreneur depuis de longues années, je l’ai naturellement relancé en me focalisant sur les compétences qui me faisaient vibrer. Et une chose en entrainant une autre, j’ai pris mon sac et je suis partie à l’étranger ! Le freelance était pour moi une source de liberté que je ne pouvais pas laisser passer. Et le comble, c’est que j’ai rejoins une amie dans la même situation, et avec qui je travaille très souvent. L’opportunité rêvée !

En quoi ce changement avait-il du sens pour toi ? Quel impact cela a-t-il eu sur ta vie ?

Ce changement était surtout l’opportunité de créer mon propre cadre, d’avancer comme je l’entends. Je n’ai jamais été très copine avec le système salarial. Il était temps que j’arrête d’être cette employée révoltée et que je me bouge !

J’avais perdu tellement d’énergie dans mon ancienne agence et dans toutes les relations qu’il y avait autour ; c’était essentiel de découvrir cette sensation de travailler sans travailler. J’accorde énormément d’importance à la notion du bonheur. Alors, sans regret, la vie de digital nomad était le meilleur moyen pour me refaire une éducation et d’être autonome sur mes choix de vie.

J’ai clairement perdu en stabilité, mais je vis des choses incroyables qui me font constamment grandir. Je peux me réveiller avec la vue sur l’océan, aller travailler dans des coworking ou coffee shop incroyables, piquer une tête pendant ma pause, et prendre une demi-journée pour changer d’endroit (tout en pouvant travailler dans le transport). Ca peut être clairement fatiguant, mais qu’est-ce que c’est enrichissant !

Comment ta famille voyait-elle ton futur ? Est-ce que cette nouvelle vie a été quelque chose qu’ils ont accepté facilement ?

Depuis toujours, la seule contrainte imposée par mes parents était de faire des études, et de choisir un domaine qui me plaise. J’ai de la chance, car je me suis toujours sentie entièrement soutenue dans mes décisions.

Côté freelance, c’était presque normal. Mon père est indépendant depuis mon plus jeune âge. C’est même eux qui m’ont poussé et aidé à faire mon statut quand j’étais encore à la fac ! C’était un truc de famille, j’ai grandi en vivant avec les bons et mauvais côtés de ce système de travail, sans jamais me poser la question du fait que c’était une manière de vivre différente. D’un côté j’avais ma mère et ses problématiques hiérarchiques, d’horaires, grille de salaires, etc. De l’autre côté mon père avec l’Urssaf, la gestion financière, les devis… Même s’ils auraient surement préféré la stabilité d’un CDI, le choix du freelance n’a jamais été remis en cause.

Mais côté voyage, forcement, c’était plus compliqué. Il faut beaucoup de courage pour partir de l’autre côté du monde et laisser ses proches. Malgré la tristesse et l’inquiétude, j’ai ressenti énormément de compréhension. Il fallait juste franchir le pas ! C’est un sentiment très puissant de savoir ses parents fiers de soi sur des décisions pareilles. Encore une fois, j’ai de la chance.

Quelles sont tes principales sources de stress au quotidien ? Comment les géres-tu ?

La source inépuisable de stress dans certains passages du voyage est le manque de connexion. J’essaye toujours d’anticiper ce point essentiel, car sinon, impossible d’avancer sur les projets !

L’autre point est l’organisation du temps. Je change régulièrement de ville ou de pays, et il y a tellement à découvrir. C’est souvent stressant de voir que les journées ne sont pas à rallonge et qu’il faut faire des choix pour être sûre de pouvoir à la fois assurer les projets en court, et à la fois ne rien louper du voyage. Il faut donc être prêt à travailler dans des endroits improbables et à des horaires peu communs (même si le décalage me permet souvent d’être en avance). Si on m’avait dit que je ferais des présentations clients à 21h sur un lit superposé au milieu du bush australien…
 J’ai encore du mal à tout gérer et à prioriser les tâches, mais je sais que c’est essentiel pour avancer sereinement dans ce contexte !

Quelle est la plus grande joie liée à ton style de vie ?

Pouvoir choisir quand je veux travailler, et surtout pouvoir m’écouter sur mes humeurs et mes envies. J’ai une liberté presque complète sur mes journées, du moment que je gère mes deadlines. Le dimanche peut être un mercredi, et inversement. Aucune journée ne se ressemble, et ça me rend beaucoup moins aigrie !

Comment gères-tu les relations avec tes clients, collègues, amis, famille, partenaire(s)… ?

Avec mes clients, j’essaye de garder un cadre de travail « traditionnel » pour que ça n’empiète pas trop sur ma vie privée. Je trouve ça essentiel de ne pas se laisser envahir sous prétexte que le freelance peut être disponible continuellement.

L’autre opportunité du freelance que j’affectionne énormément, c’est de pouvoir choisir avec qui je travaille (dans la mesure du possible). Et le must du must, c’est de choisir de s’entourer d’amis et de proches ! Attention, tous les amis ne peuvent pas être de bons collègues ou clients. Mais pouvoir maquetter un nouveau projet avec son père, ou d’être la prestataire d’une amie sur un shooting photo culinaire, ça n’a pas de prix.

Concernant les proches, le freelance est assez simple à gérer. Le seul hic, c’est qu’ils me sentent tellement libre qu’ils ne comprennent pas toujours quand je suis en train de travailler. Il suffit de savoir poser les limites ! 
Gérer les relations à distances par contre, c’est un peu plus sportif. Nous avons clairement l’avantage des réseaux sociaux. Mais sur des fuseaux horaires très différents, c’est parfois difficile de garder un contact régulier. Mais comme je pouvais le dire à 15 ans sur mon skyblog « loin des yeux, près du cœur <3 » et « seul les vrais restent » !

Qu’est-ce qui te fait vibrer en ce moment ?

Je suis en plein dedans, c’est le voyage. C’est vraiment difficile de décrire ce que je vis. Le monde est rempli de belles aventures, d’expériences hors-normes ou parfois d’une simplicité magique. Je suis vraiment surprise de pouvoir me sentir chez moi de partout. C’est une réelle fierté !

Et puis la chose qui fera toujours vibrer mon quotidien, c’est la création. J’ai jamais pu vraiment m’en éloigner, et j’en ai vraiment besoin pour avancer, c’est plus fort que moi. Procreate est ma main, Pinterest mon temple et Behance mon dictionnaire.

Et la nouveauté qui m’amuse énormément en ce moment, c’est de faire des vidéos décalées pour montrer d’une manière différente l’évolution de mon voyage !

Y-a-t-il une chose que peu de gens savent sur toi?

En toute modestie, je pense être une championne au jeu vidéo de voiture Burnout Revench. MP si tu veux te mesurer à moi !

Et plus sérieusement, j’ai le projet de faire un apprentissage en tatouage. J’ai toujours baigné dans l’art et le dessin. Et encore une fois grâce au freelance, je peux me permettre d’avoir une autre vie à côté. C’est un petit rêve que je tiens au fond de moi depuis plusieurs années, et que je compte bien mettre en route en rentrant en France ! Quelque part, je vois ça comme une suite logique au graphisme, mais sans le « plus gros le logo », et avec le choix de ne pas faire du tribal ou des signes infinis.

Quel achat de moins de 100€ a le plus amélioré ton quotidien ces dernières années ?

Pas très original, mais je dirais mon sac à dos où je peux ranger à la fois mon ordinateur et ma tablette graphique (les Kanken Backpack sont ultra pratiques). Et puis à moindre coût, un chargeur externe : c’est léger, et ça sauve la vie ! 
(Ai-je encore du budget pour rajouter un maillot de bain ?)

Si tu avais un conseil à donner à quelqu’un qui veut vivre et travailler différemment, ce serait quoi?

Forcément, de foncer sans se retourner ! Nous sommes tous censé passer notre majorité du temps à travailler, alors autant que ce soit fait dans le bonheur et l’accomplissement personnel.
 Tu veux être freelance ? N’aie pas peur, renseigne-toi et entoure-toi. C’est parfois dur de savoir avancer seul, mais tu as plein de solutions aujourd’hui pour parer à ça (coworking, apéro business, plateforme freelance, etc.)
 Si tu as l’envie de voyager, c’est parfaitement compatible ! Je conseillerais juste de ne pas lancer le freelance en même tant que le voyage, histoire d’être suffisamment confiant et à l’aise sur ce système de travail.

Où les lecteurs peuvent-ils te trouver ?

Honte complète sur moi, mais je n’ai pas encore de portfolio en ligne. Ca arrivera bientôt !

Coté professionnel, tu peux retrouver mon LinkedIn ici
Pour mes illustrations ici (attention, c’est un peu décalé)
Et mes aventures de backpaker, c’est ici !

Mais
Encore

 

Newsletters

  • Le Kameleon Express: Chaque mois, cinq ressources pour freelancers et autres travailleurs nomades. Ce sont des articles, des outils, des conférences, et autres vidéos ou cours en ligne repérés sur le net. Ils ont retenus mon attention, je les connais un peu ou très bien et je les partage avec vous.
    Attention: beaucoup de ces contenus risquent d’être en anglais. Vous êtes prévenus!
  • Les Nouvelles Fraîches: Toute l’actualité du collectif concentrée en une courte newsletter mensuelle. Pour ceux qui ne sont pas fans de Facebook et qui veulent quand même se tenir informés des prochains événements, des portraits de Kaméléons et autres challenges.
  • Les Exclus: Une opportunité professionnelle par-ci, une offre promotionnelle par là… Si vous voulez vraiment tout savoir avant tout le monde, cochez cette case. Promis, votre adresse ne sera vendue à personne et tout ce qui viendra à vous sera sérieusement vérifié par mes soins.

Vendre… mais pas son âme au diable (épisode 1)

Vendre… mais pas son âme au diable (épisode 1)

Parfois vous avez vraiment envie de faire quelque chose, mais une petite voix en vous se réveille: « Même pas en rêve! » Et si cette petite voix interne et toutes les histoires qu’elle nous raconte sur notre confiance en nous, notre capacité à faire quelque chose, notre status social avait un lien très proche avec les informations que nous devons partager avec autrui pour les convaincre d’acheter nos produits et services.

On est foutus? Pas complètement. La bonne nouvelle: on peut changer la donne.

Pour cela explorons ensemble:

  • Comment faire ami-ami avec notre critique interne et tourner tout cet auto-dialogue négatif à notre avantage.
  • Ce que sont vraiment l’authenticité et l’expertise, et comment les gagner en faisant des changements subtils dans la manière dont on parle de nous-même et dans les informations que l’on partage avec nos clients.
  • Comment améliorer notre story-telling personnel, et s’appuyer moins sur l’écrit pour raconter notre histoire.

Faire ami-ami avec notre critique interne

Vous avez vraiment envie de donner ce discours, de lancer ce blog ou de faire ce pitch… mais votre « petite voix » vous dit que non, ça ne va pas le faire…

Parfois, l’auto-dialogue négatif peut vous stopper complètement. Et c’est, initialement, pour une bonne raison. L’objectif évolutionnaire de cette voix  est de vous protéger. Mais être bien protégé et promouvoir efficacement ses services ne vont pas forcément bien ensemble.

Le mécanisme psychologique qui nous met dans un mode fly, fight or freeze (fuite, affrontement ou immobilité) est tout le temps en stand-by. Et ce ne sont pas uniquement les menaces bien claires et conscientes qui le mettent en alerte. Nous sommes cablés pour éviter les risques, et parfois cela peut nous empêcher de prendre même de tout petits risques. Dès qu’un peu d’anxiété pointe le bout de son nez, la solution de facilité c’est de tout arrêter.

L’astuce, c’est de reconnaitre les symptomes et de se souvenir que a) ce sont des sentiments tout ce qu’il y a de plus normaux et b) on peut travailler dessus.

On ressent souvent une grande anxiété face aux choses que nous avons le plus besoin de faire.

Donc, le niveau d’anxiété peut être un indicateur que nous sommes sur le point de faire quelque chose d’important!

Travailler sur ses peurs

Ne vous battez pas contre vos peurs. Observez-les. On vit plus facilement avec des choses qui nous sont familières. Lorsque vous commencez à angoisser ou à prendre peur dans une situation donnée, soyez à l’écoute. Prenez le temps de découvrir toutes les sensations qui vont avec votre réaction à cette situation.

Faites ami-ami avec vos peurs.

Vous habituer aux symptomes de la peur vous permet de séparer le symptome (avec lequel vous pouvez vivre) de l’émotion provoquée par la situation elle-même. Plus tard, lorsque la panique commencera à s’installer, vous pourrez vous souvenir que ce sont les symptomes liés au challenge qui ne sont pas très agréables, mais pas la chose que vous devez faire.

Nommer et recadrer

C’est un procédé à travers lequel on identifie consciemment et on donne un nom aux shémas de pensée récurrents et inutiles. Une fois que l’on a nommé une manière de penser, « oh, c’est mon angoisse de la prise de parole en public qui revient… » il est d’autant plus facile de s’en séparer et de commencer à travailler dessus.

  • Pouvez-vous identifier vos shémas de pensée récurrents et inutiles?
  • Quel(s) nom(s) pourriez-vous leur donner?
  • Comment pourrait-on s’y préparer, trouver de l’aide ou travailler dessus différemment?

Le syndrome de l’imposteur

Vous n’êtes pas seuls. Nous souffrons tous du syndrome de l’imposteur à un moment ou un autre. En fait, plus vous êtes intelligent et en accord avec vous même, plus risquez d’en ressentir les symptômes. Les meilleures tactiques pour le contrôler sont:

  • Demandez un feedback 360 degrés à des personnes en qui vous avez confiance.
  • Souvenez-vous et remerciez-vous pour tous vos succès passés (voir ci-dessous).
  • Gardez un journal quotidien de vos succès, aussi petits soient-ils.

Challenge: Retour rapide

Cet exercice est destiné à vous aider à vous souvenir de tous vos « temps forts ».

Il y a deux manières de faire cet exercice: tout seul ou avec un.e ami.e qui veut le faire aussi.

Imaginez que vous vous promenez sur la route des souvenirs, et, au fur et à mesure que vous remontez les années, essayez de vous souvenir des expériences qui vous ont marqué.e et de vos plus beaux succès professionnels ou personnels. Notez chaque souvenir et remontant le temps aussi loin que possible.

Ensuite, revenez doucement vers le présent, en évaluant chacune des expériences que vous avez notées. De quel.le.s compétences, savoirs, expériences ou forces avez-vous du faire preuve pour que chacun de ces moments soit aussi positif?

Pourriez-vous retrouver ces sensations dans le moment présent et les utiliser pour les challenges à venir?

On oublie parfois combien le passé est rempli de trésors

À vous de jouer!

Photo by v2osk